Centre d’Etudes et de Recherches en Administration Publique

Accueil du site - Revue Pyramides - Numéros parus - Pyramides n°8 - Des services publics désorientés

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  • Introduction. Eric Nachtergaele

    Ce numéro 8 de la revue Pyramides renoue avec ce que les membres du Centre d’Etudes et de Recherches en Administration publique, asbl, considèrent comme étant à l’origine de la philosophie qui a procédé à sa création : la recherche d’un équilibre entre la recherche appliquée et la recherche pure.

    Il n’en demeure pas moins que toutes les contributions qui ont enrichi la revue au fil de ses parutions font partie d’un patrimoine commun qui nous est cher.

    Nous tenons ici à remercier tous ceux qui ont collaboré à la revue Pyramides et espérons qu’à l’avenir nous pourrons encore compter sur leurs contributions, et nous restons attentifs à leurs efforts de recherche. Les pages de la revue leur sont toujours ouvertes dans le cadre de sa ligne éditoriale.

    Lorsque l’on procède à une réorientation des objectifs, il va de soi que l’on redéfinit les responsabilités dans le cadre de la gestion tant scientifique qu’administrative d’une entreprise telle que Pyramides.

    C’est dans ce contexte que la rédaction en chef de la revue sera assurée conjointement par Gisèle DE MEUR et Alexandre PIRAUX. Ils seront assistés des membres du Comité de rédaction et d’un Comité scientifique.

    La direction administrative et financière est assurée conformément aux statuts de l’asbl CERAP, par le Bureau de l’asbl.

    Nous comptons à l’avenir poursuivre notre effort de réflexion sur l’Administration publique au sein d’une équipe resserrée et recentrée sur les objectifs précités, tout en étant ouverts à toute contribution extérieure pouvant y contribuer et ce dans un esprit de Libre-Examen.

  • Un service public désorienté, l’Education nationale à la recherche de ses missions. Daniel Moatti

    Version intégrale sur revues.org

    Résumé :

    Les concepts d’usager, de service public et d’agent de base sont des notions essentielles pour comprendre le cadre du service public éducatif en France. Ce dernier est au cœur d’un débat qui, depuis vingt ans, s’amplifie d’autant plus que l’échec du système reste patent, 11,6% d’illettrés sortent d’un enseignement obligatoire jusqu’à 16 ans. L’imposition de nouvelles méthodes pédagogiques dans un cadre très rigide, les heurts entre "conservateurs et réformistes" et l’abondance des textes officiels impliquent une perte de confiance des enseignants (agents de base). Le maintien des parents à la périphérie, l’intervention des collectivités locales ainsi qu’un équilibre précaire des pouvoirs au sommet de la hiérarchie pédagogique entre les Inspecteurs Généraux de l’Education Nationale, les chercheurs de l’Institut national de la recherche pédagogique et les enseignants-chercheurs des Instituts universitaires de formation des maîtres permettent d’appréhender les soubresauts parfois violents d’un système hypertrophié où l’enseignant n’a plus l’impression de rendre service.

  • Copernic, son imaginaire et ses pratiques. Alexandre Piraux

    Version intégrale sur revues.org

    Résumé :

    Avertissement : la contribution qui suit a été rédigée au plus fort de la réforme Copernic. A certains égards, quelques passages du texte peuvent revêtir un aspect historique. En revanche, la plupart conservent toute leur actualité. Le présent article vise à décrire l’imaginaire copernicien puisé directement de l’imaginaire néo-libéral et à analyser les dispositifs juridiques et institutionnels ainsi que les pratiques qui en découlent. L’impact sur le comportement du personnel sera également examiné. Enfin, l’analyse de la réforme conduira à quelques questions plus larges relevant des sciences politiques. Les conclusions provisoires pourront paraître à certains un peu trop unilatérales. Avec le recul, il ressort que la réforme Copernic a néanmoins permis de lutter contre l’illettrisme informatique de certains agents, de créer un service public fédéral d’informatique (FEDICT), et de moderniser certains processus de travail.

  • Le contrôle de l’action administrative, contribution à une typologie réorientée des contrôles. Christophe Magdalijns

    Version intégrale sur revues.org

    Résumé :

    Le thème du contrôle de l’action administrative a de tout temps été une source importante du droit administratif. Loin, de vouloir laisser aux seuls juristes le soin de débattre de ces vecteurs de démocratie, le présent article entend contribuer au renouvellement de l’approche des contrôles de l’action administrative en lui donnant un caractère pluridisciplinaire. L’introduction des techniques modernes de management dans la fonction publique va inévitablement modifier les différents contrôles pesant sur l’administration ce qui plaide pour un élargissement du champ d’étude de la théorie des contrôles de l’action administrative. Ce sera chose faite en se référant à la notion de « risques » et en bâtissant une typologie des contrôles sur la distinction entre contrôles organisés et contrôles inorganisés. Le contrôle de l’action administrative sera, dès lors, défini comme l’ensemble des actes et comportements portant examen et appréciation de l’action administrative en rapport à des risques que l’on souhaite maîtriser. L’utilité des contrôles n’en demeure pas moins la limitation du pouvoir des administrations publiques mais aussi la légitimation de l’appareil administratif et la préservation du statut et du rôle social voulu pour l’administration. La typologie des contrôles aide à en comprendre la diversité et se destine à appréhender la couverture des risques dont l’administration fait l’objet.

  • La laïcité ou l’histoire mouvementée d’un concept français. Daniel Moatti

    Version intégrale sur revues.org

    Résumé :

    La laïcité ne posait plus de problème d’application en France. A ce sujet, depuis un demi siècle, le conflit entre l’Eglise catholique et l’Etat laïque était apaisé. A l’affrontement idéologique, violent et tenace, qui dura du XVIIIe siècle à 1937 entre chrétiens et laïcs pour le contrôle de l’enseignement, a succédé une longue période de réconciliation de 1945 à 2003. Dès lors, la laïcité allait de soi. Cependant, l’arrivée d’une importante population immigrée d’origine musulmane, la revendication rudement affirmée du port du voile dit « islamique » et le refus de suivre les cours d’éducation physique et de biologie par quelques centaines d’élèves a remis à jour le terme de « laïcité ». L’adoption de la loi du 15 mars 2004 relative à l’application du principe de laïcité, à l’interdiction du port de signes religieux ostensibles dans l’enseignement public, a suscité de nombreuses controverses au sein de la société française entre partisans et opposants à l’élaboration de ce texte. Outre les manifestations d’hostilité dans le monde musulman, ces débats ont montré la nécessité de retrouver les sources de ce concept français et de comprendre son ancrage historique dans la France d’aujourd’hui.

  • L’Analyse quali-quantitative comparée (AQQC) : un outil innovant pour l’étude de l’action publique. Gisèle De Meur, Benoît Rihoux et Frédéric Varone

    Version intégrale sur revues.org

    Résumé :

    Cet article présente l’analyse quali-quantitative comparée (AQQC) en quelques mots et vise à démontrer son utilité et sa « valeur ajoutée » en tant qu’outil méthodologique pour les sciences relatives à l’action publique (administration publique, politiques publiques et évaluation de programmes). L’AQQC ouvre en effet de nouvelles pistes de recherche empirique sur les modalités de réforme du secteur public (comparaison entre organisations administratives et parastatales), sur la conduite de politiques sectorielles dans différentes entités politico-administratives (au sein d’un régime fédéraliste ou entre les Etats-membres de l’Union européenne) ou sur les effets induits par des programmes d’actions (auprès de différents groupes-cibles ou dans divers contextes socio-économiques).

  • Un modèle pour la circulation des informations. Alain Gottcheiner

    Version intégrale sur revues.org

    Résumé :

    Nous mettons en place les outils mathématiques nécessaires à la description des hiérarchies administratives, esquissons une typologie des hiérarchies et mettons en évidence les problèmes que la structure hiérarchique peut poser pour la circulation des informations.

  • L’administration belge pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’exemple de la gestion du patrimoine immobilier, en particulier à Bruxelles. Stéphane Demeter

    Version intégrale sur revues.org

    Résumé :

    La période de l’histoire sur laquelle je me suis penché n’est pas banale. Elle présente pour l’étude des administrations publiques la particularité d’un régime d’exception dans lequel on a écarté du débat un acteur majeur, à savoir les mandataires politiques régulièrement élus. Ces circonstances particulières, quasiment jamais réunies, pourraient être révélatrices d’éléments d’analyses qui n’apparaissent pas dans d’autres études. Une sorte de champ expérimental sur une administration publique en temps réel… mais passé. Dans le domaine très restreint de l’administration du patrimoine culturel immobilier, il semble que, dans ces « circonstances », l’administration put s’épanouir de la manière la plus naturelle pour elle-même, avec un professionnalisme et une rigueur scientifique et technocratique, grâce à l’absence d’un certain nombre de freins traditionnels qui agissent en temps normal, tels que la protection de la propriété privée individuelle et de l’autorité communale ou l’effacement et la réserve auxquels les fonctionnaires sont tenus, le devant de la scène publique étant réservé aux mandataires politiques. Tout cela s’est fait le plus naturellement du monde, comme pour tout organisme auquel on offre un agrandissement de son espace vital.